Île de Pâques

Déclarée site de l’Unesco, l’île de Pâques est célèbre pour son désert forestier et ses moai, des statues de pierre géantes léguées par une civilisation précolombienne. Rideau sur les attractions de l’île.

Île de Pâques, où la culture contemple la mer

D’où viennent ces sculptures magistrales plantées face à la mer ? Elles sont le symbole incontesté de l’île de Pâques, une île volcanique située au sud de l’océan Pacifique, à plus de 3 000 km du Chili continental. Un véritable havre de paix, coupé de tout, où le temps semble s’être arrêté pour contempler les « moai », des statues à base de pierre associées au culte des ancêtres. De nos jours, le peuple Rapa Nui veille sur ces ruines archéologiques qui sont porteuses d’une valeur affective et sentimentale profonde. Ils sont quelque 8 000 habitants à vivre sur l’île de Pâques aux côtés des oiseaux marins. Vous observerez également un patrimoine sculptural hors du commun, représenté par les rongorongos. S’agit-il d’un terme mnémotechnique ou d’un système d’écriture avant la lettre ? Vos questionnements resteront sans réponse, ajoutant une touche d’énigme et de mystère à la visite.

Pour la petite histoire

Les Matamua ont habité l’île bien des siècles avant l’immigration. Leur premier chef portait le nom de Hotamaka ou Hotu Matu’a. À l’image des tribus précolombiennes, les Matamua vénéraient les ancêtres et les forces de la nature. Pour montrer aux aïeux le respect qui leur est dû, ils ont taillé un millier d’images en pierre, en usant des roches de basalte, d’obsidienne ou de tuf prélevées sur les volcans environnants.

Ces sculptures monolithiques attestent d’une organisation sociale avancée, ce qui est rare à cette époque primitive. Les « moai », ainsi appelle-t-on ces sculptures funéraires, sont alignées et posées sur les ahus, des autels où les Matamua offraient des sacrifices.

Jacob Roggeveen fut le premier Européen à fouler le territoire de l’île. C’était en 1722. Le navigateur hollandais lui donna le nom de Paaseiland, puisqu’il la découvrit un dimanche de Pâques. Jacob et ses hommes ont recensé 3 000 habitants et plus de 1 000 moaï.

Déclin de la civilisation Rapa Nui

Lorsque le français Alphonse Pinart s’est rendu sur l’île un siècle et demi plus tard, il constata que la civilisation Matamua, naguère florissante, avait sensiblement décliné. La population est passée de 3 000 à 111 habitants. La forêt a été totalement rasée.

Que s’est-il passé ? Quelle est la cause de cette décadence ? Comment une civilisation qui a érigé des sculptures en pierre monumentales à la force des bras a pu s’effondrer aussi rapidement ? Les historiens avancent deux hypothèses : la première est l’écocide, entraînée par la guerre civile, la famine et le cannibalisme. La seconde est la venue des maladies tropicales contractées par les indigènes au cours des échanges avec les peuples non polynésiens.

À partir de septembre 1988, l’île de Pâques passa sous autorité chilienne. Le gouvernement a pris soin de restaurer plusieurs « moai » et « ahu ».

Aujourd’hui

Blottie dans l’archipel de la Polynésie, l’île de Pâques ou Isla de Pascua est une attraction touristique célèbre au Chili. Elle est connue pour détenir l’héritage artistique et culturel des Matamua, qui ont vécu sur l’île depuis le xiiie siècle. Les globe-trotters en quête de voyage au bout du monde ne pourront trouver mieux : l’île est située à 2 074 km de l’île de Picairn et à 3 511 km du littoral chilien. L’isolement insulaire a sans doute participé à la préservation de ces précieux vestiges préhistoriques. Les habitants de l’île s’appellent les Pascuans.

Visite touristique de l’île de Pâques

Les étrangers sont les seuls à l’appeler île de Pâques. Les indigènes l’appellent Rapa Nui. Pour gagner l’amitié des Pascuans, nous vous recommandons de dire « Rapa Nui ».

Promenade parmi les moai

En marchant sur la plage, vous croiserez des rangées de statues en pierre tournant le dos à la mer. Elles représentent les âmes des défunts. Les statues sont initialement aveugles avec des orbites creux. Au bout d’un certain temps, les Rapa Nui leur ajoutent des yeux de corail blanc, considérant que leurs proches ont accédé au repos éternel. Les statues sont hautes de 3 à 9 mètres, mais les plus monumentales dépassent les 10 mètres de haut et pèsent dans les 80 tonnes. Les statues sont de différente position : les unes sont enfouies jusqu’au cou, alors que d’autres présentent un buste clairement visible. Ahu Tungariki abrite la plus forte concentration de moai.

Plongée sous-marine

L’île de Pâques possède des spots de plongée remarquables au large de la côte. Un moai gisant au fond de la mer défraie les passions. Il faut néanmoins savoir que ce moai n’est pas l’œuvre originale des Rapa Nui, mais une copie produite dans le cadre du film Rapa Nui.

Examen des rongorongos

Au gré de la balade, vous observerez une série impressionnante de gravures sur bois. Les tablettes de bois appelées communément « rongorongos » sont des sujets de curiosité. Personne ne sait jusqu’à ce jour à quoi elles ont pu servir, si elles renvoient à un ensemble de caractères alphabétiques ou à un mnémotechnique pour se souvenir d’une généalogie. Ce qu’on sait, en revanche, c’est que les descendants des Matamua perpétuent l’art sculptural jusqu’à maintenant.

Echange avec les indigènes

Vous pourrez entrer en contact avec les îliens si l’envie vous prend d’approfondir leurs croyances et leurs cultures. Le festival Tapati Rapa Nui est, à ce titre, très révélateur. Les danses, les chants et les costumes folkloriques des Rapa Nui sont mis à l’honneur durant les deux semaines du festival qui a lieu au mois de février.

Absence de forêt

Le déboisement de l’île peut vous étonner, mais c’est la conséquence directe des statues funéraires. D’après les spécialistes des sciences humaines, les Matamua se sont affrontés dans un souci de prestige pour réaliser des statues de plus en plus grandes, tant en poids qu’en dimension. Cette envie de briller par rapport aux voisins s’est soldée par une surconsommation des ressources disponibles. Les bois ronds ont été sollicités pour transporter les statues. Trop d’hommes et de femmes vécurent sur l’île, commentent certains. L’abattage des arbres a accéléré l’érosion, ce qui a entraîné l’appauvrissement des sols et corrélativement la famine. La forêt luxuriante a laissé place à la steppe.

Infos pratiques

Quand partir pour l’île de Pâques

L’île de Pâques affiche des températures agréable au printemps (novembre et décembre) et en automne (avril et mai). Comme il y a moins de foule durant ces mois, vous pourrez profiter pleinement de vos vacances.

Frais d’entrée

La majeure partie des trésors archéologiques de l’île est concentrée au parc national de Rapa Nui. La visite est payante. Chaque touriste doit régler des frais d’entrée de 80 $, les enfants étant facturés à moitié prix.

Comment s’y rendre ?

Pour venir sur l’île de Pâques, l’avion est votre seule et unique option. La compagnie Lan Airlines propose un vol quotidien au départ de Santiago et un vol hebdomadaire au départ de Tahiti. Emmenez un livre de poche ou un film avec vous, car le trajet dure environ six heures.

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